Archives historiques de BNP Paribas, 2 AF725 : affiche « BNP pour Lire » [1998] ;<br />

Archives historiques de BNP Paribas, 2 AF725 : affiche « BNP pour Lire » [1998]

Mécénat

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Un engagement philanthropique ancien (XIXe siècle- années 1980)

La seconde révolution industrielle voit l’émergence en France et dans le monde des premières actions philanthropiques individuelles soutenues par des hommes d’affaires qui choisissent les actions à soutenir en fonction de leurs engagements privés. Cette philanthropie d’affaires concerne souvent des actions sociales en lien avec la santé et l’éducation ou encore un engagement pour favoriser le développement de la recherche scientifique ou encore le mécénat culturel.
Que ce soit la famille Bischoffheim, Alexis Rostand, Isaac de Camondo ou encore Henri Cernushi, ces banquiers d’affaires investissent tous dans le domaine de la philanthropie, le plus souvent en leurs noms propres, même si leur statut dans la Haute Banque les aide à monter leurs projets.
C’est à partir des années 1960, dans une période marquée par la figure d’André Malraux, qu’un élan sans précédent est donné au mécénat culturel. BNP et Paribas contribuent tous deux à la dotation permettant la création de la Fondation de France en 1969. Dans les années 1970, ils s’investissent dans des projets relatifs aux domaines de la recherche scientifique, du social et de la Culture. Les deux banques mènent dans un premier temps ces projets en régie directe sans structure administrative dédiée.
Ces exemples montrent que, dès le XIXe siècle, la philanthropie portée par des initiatives individuelles embrasse un large champ allant de l’aide à la recherche scientifique, l’aide sociale et médicale en passant par le mécénat culturel. Ces trois thématiques constituent alors les piliers de l’engagement de la Fondation créée en 1984 chez Paribas ou encore du mécénat en régie directe de la BNP dans les années 1980.

Archives historiques de BNP Paribas, 4Fi1105 : reportage photographique sur le lancement de BNP pour Lire, 23 juin 1998

La structuration de l’action de mécénat à la BNP (années 1980-1999)

La BNP ne fait pas le choix de créer une fondation mais gère en régie directe son mécénat en fonction de projets bien structurés. La philosophie de cet engagement demeure un accompagnement à long terme afin que les projets s’inscrivent dans la durée et puissent se développer. Depuis les années 1980, profitant de l’appui de l’État en faveur du mécénat culturel, plusieurs initiatives sont à noter :
• Création du prix du jeune écrivain en 1984 qui voit l’émergence d’une nouvelle génération d’auteur dont notamment Marie Darieussecq devient l’une des lauréates en 1988 ;
• Le soutien à la danse dès 1986 avec la Maison de la Danse de Lyon ;
• Le soutien à la musique avec le Festival de piano des Jacobins dès 1987 ;
• Le mécénat de l’Exposition Barnes en 1993-1994.

Anne de Lacretelle, responsable de mécénat à la BNP :

Un mécénat peut déboucher sur autre chose et autre chose (…) Toujours voir là où on peut encore aller plus loin. Et ça peut être dans tous les domaines.

Archives historiques de BNP Paribas, témoignages oraux sur la philanthropie du Groupe, 2023 : Interview de Mme Anne de Lacretelle.

Musique, danse, création littéraire complètent un engagement au profit du patrimoine avec le lancement de projets emblématiques comme le soutien à l’exposition des collections Barnes au Musée d’Orsay en 1993 ou encore la restauration du plafond du salon d’Hercule du château de Versailles que la banque accompagne dès 1994.
Cet engagement en faveur de la création artistique et du patrimoine est renforcé dans les années 1990 par la création de deux initiatives emblématiques « BNP pour Lire » (1998-2002) et « BNP pour l’art » (1994-2000). L’audace d’Anne de Lacretelle dans la création du dispositif « BNP pour Lire » a permis de mener une opération de promotion de la littérature française sans précédent auprès des Alliances françaises à l’étranger. De même le dispositif « BNP pour l’art » a conduit à de nombreuses restaurations d’œuvres d’art dans les musées français, permettant la préservation du patrimoine historique .
L’autre volet de l’engagement de la BNP dans cette décennie relève de la protection de la nature et de la biodiversité. En 1987, la BNP s’engage au profit de la préservation de la biodiversité avec le World Wildlife Fund (WWF), ce qui lui permet de recevoir le prix « Entreprises et patrimoine nature » en 1988 des mains du Prince Philippe, duc d’Edimbourg. L’action philanthropique du Groupe s’accompagne pour la première fois d’une campagne sans précédent de sensibilisation auprès des jeunes clients de la banque et de leurs parents à la préservation de la biodiversité alliant ainsi engagement philanthropique et sensibilisation de la clientèle à ses actions.
Dernier volet de cet engagement et qui prend progressivement une part conséquente de l’engagement philanthropique : le champ social est investi de manière inédite avec l’accompagnement de l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) dès 1993.

Archives historiques de BNP Paribas, 4 Fi 1151 : reportage photographique de la présentation de la restauration du tableau, Le repas chez Simon le Pharisien de Véronèse, 1994

La partenariat avec l’ADIE, un engagement de près de 30 ans

Soutenu à l’origine par Paribas et par la BNP, le partenariat avec l’association débuté en 1993 pour la BNP est renouvelé logiquement en février 2001 lors de la création de la Fondation BNP Paribas. Michel Pébereau et Maria Nowak (1935-2022), économiste, spécialiste du micro-crédit, incarnent sans conteste ce partenariat fort du Groupe, à travers cette association qui aide les exclus du système bancaire à créer leur entreprise.

 

Pour en savoir plus

Pour explorer l’histoire de la philanthropie du Groupe BNP Paribas, vous trouverez des précisions sur le site internet Source d’histoire  : La Fondation BNP Paribas : 2000, une Histoire de fusion

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