Le 3 avril 2025, en ouverture de son Assemblée générale, l’Association a proposé une conférence de Sébastien Pautet sur le thème :

« Espionner la Chine au Siècle des Lumières »

Lauréat du Prix de thèse d’histoire économique AFHé-BNP Paribas 2022-2023, Sébastien Pautet a présenté les résultats de son travail au carrefour de l’histoire des techniques, de la géopolitique et de la diplomatie.

Quand la France espionnait la Chine

La Chine fascine la France des Lumières par son niveau technologique jugé aussi développé que celui de l’Europe, qu’il s’agisse de travaux publics (les ponts), de technique industrielle (la porcelaine) ou agricole. Dans un contexte de concurrence exacerbée en Europe, on va chercher en Chine les procédés permettant un perfectionnement par l’imitation. Les pouvoirs publics, mais aussi les milieux scientifiques (botanistes entre autres) utilisent les Jésuites comme agents de renseignements. A l’inverse, la Chine utilise les compétences des Jésuites en matière d’horlogerie ou de verrerie

Quel bilan ?

Dans le cadre d’un contrôle étroit de l’Empire du Milieu, l’absence de mobilité des ouvriers chinois compétents a limité l’apport réel de tout ce travail d’étude ; ces rapports ont toutefois permis de constituer une mine documentaire sur la Chine du XVIIIe siècle, comme en témoigne notamment l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert.