SOP (section d’orientation et de perfectionnement)

Une séance de formation à la SOP en 1982 (Journal Dialogue, Archives historiques BNP Paribas).

 

SOP (section d’orientation et de perfectionnement)

La Section d’orientation et de perfectionnement avait été fondée en 1955 par Guy Hazard à la BNCI et conservée par la BNP, dont Hazard devint le directeur du Personnel en 1969 : elle avait pour mission, sous l’autorité de la direction du Personnel et appuyée par un service psychotechnique, de recruter et de former les futurs cadres de la banque et, plus généralement, de déterminer et coordonner la formation professionnelle interne. C’est ainsi que des milliers de diplômés de l’enseignement supérieur, de toutes disciplines (grandes écoles, facultés…) firent leurs premiers pas de banquiers dans cette structure qui, dès lors tout le monde y passait, devint l’une des plus fameuses de la BNP. Son directeur était l’un des cadres de direction générale les plus connus dans la maison. La SOP fut dirigée jusque vers la fin des années 1960 par Raymond Lambert. Par la suite, ce poste revint souvent à des chefs de mission d’inspection sortants. La SOP fut installée tout d’abord dans l’immeuble Barbès à Paris, puis transférée rue Bergère et enfin rue Saint-Fiacre. Elle organisait également des sessions au château de Louveciennes, où fut plus tard implanté le centre de formation du Groupe BNP. Les nouveaux embauchés, dits dans les premiers temps « grands stagiaires », puis ensuite simplement « stagiaires », étaient mis en stage de découverte du métier durant environ une année. Cette formation initiale alternait des séjours en agence et des séquences de formation (qu’on appelait des « retours ») à la SOP où officiait un corps de formateurs, tous des professionnels issus du réseau. À l’issue du stage, les nouveaux embauchés faisaient l’objet d’une évaluation qui déterminait leur affectation en fonction de leurs aptitudes.

L’autre vocation de la SOP était d’assurer, au bénéfice de l’ensemble du corps social, la formation continue d’une vaste population de gradés et de cadres. Cette formation, dispensée par les formateurs internes, englobait l’ensemble des métiers commerciaux et administratifs.  Elle visait à améliorer les compétences des collaborateurs afin de leur permettre de progresser dans leur carrière et de fournir à la banque l’encadrement opérationnel de qualité dont elle avait besoin. Ainsi, en 1969, la SOP avait inscrit 7000 agents aux différents cours de banque et accueilli 5800 stagiaires.

Sur le plan international, la SOP organisa à partir de 1967 des sessions internationales de formation de plusieurs mois pour des stagiaires adressés par des banques correspondantes étrangères de la BNP.

Enfin, membre du Centre de formation professionnelle de la Banque –le CFPB-, le directeur de la SOP participait aux évolutions de l’enseignement bancaire.

Sur le plan pédagogique, la SOP se tenait au courant des innovations qu’elle mettait assez rapidement en pratique : elle créa un business game dès 1966, notamment utilisé par des élèves de l’École nationale d’administration ou des écoles de commerce ; la mise au point de « valises pédagogiques » permettait d’assurer une formation homogène sur le territoire ; la SOP réalisa plusieurs films de formation, dont Dominique et Dominique, à l’intention des chargés d’accueil, qui reçut le prix du film de formation en 1969 ; elle créa un laboratoire de langues en 1970, un enseignement assisté par ordinateur (EAO) en 1987…

La SOP disparut au début des années 1990 dans le cadre d’une vaste refonte, au sein de la direction des Relations sociales et Ressources humaines, du processus de formation et de gestion prévisionnelle des emplois.

Philippe Arnold